[Alors tout se dégrade, s'effiloche, se perd... Tout disparait lentement et se laisse emporter...]

[Alors tout se dégrade, s'effiloche, se perd...  Tout disparait lentement et se laisse emporter...]
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Je suis seul. Seul au milieu d'un paysage bleu et blanc, fluide et mousseux... Je sens le vent qui souffle tout autour de moi, et je le fais mien. C'est moi qui l'emporte, qui l'utilise pour aller encore plus haut, encore plus vite, plus loin. Je me détends et me laisse bercer, c'est si bon d'être ainsi... Mes yeux dorés détectent un autre de mes semblables, seul lui aussi. Il semble si frêle, si apeuré, son plumage est terne, ses plumes effilochées... Il descend lentement, le battement de ses ailes se ralenti considérablement. C'est normal, il traverse un de ces épais nuages gris, si nombreux désormais, mais qui sont si désagréables, qui troublent la vue, qui perturbent la respiration... Des nuages de morts... Combien de ces corbeaux majestueux n'ont pas survécu car leur voyage s'éternisait ? Combien ont étés décimés lors de leur traversée ?
Une larme légère perle au coin d'un de mes yeux dorés, et se laisse flotter au grès du vent, dans une longue descente vers le monde d'en bas... Le monde d'en bas... Ce monde qui est désormais aussi frêle et malade que notre lourd ciel gris. Tout était si coloré et vivant, lorsque nous descendions voleter aux dessus des étangs, où nous observions notre réflexion dansante... Désormais, tout est oppressant, triste et terne. Les doux rayons du soleil peinent à illuminer leur terre, les océans sont gris, vidés de toutes vie. Les « Pieds-Au-Sol » connaissent une désolation semblable à la nôtre, leur nombre diminue de jour en jour. Ce n'est plus la vie qui anime le monde d'en bas, c'est la survie.
Je me sais incapable d'améliorer notre situation, ni la leur. Je ne suis qu'un fantôme, un souvenir du temps où régnaient majesté et grâce, et j'observe, le c½ur aussi lourd que ce monde est oppressant... Je lance un dernier regard à ce monde destiné à disparaître, et m'envole vers d'autres contrées, d'autres cieux ; dans un dernier battement d'aile...




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# Posté le mercredi 18 mars 2009 10:23

[ You're so consumed with how much you get, You waste your time with hate and regret You're broken, When your heart's not open...]

[ You're so consumed with how much you get, You waste your time with hate and regret You're broken, When your heart's not open...]
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Aube D'Hiver



Regarde l'aube et ses couleurs
Le cerisier qui perd ses fleurs....


Regarde le, de par ton ½il si clair et bon,
Qui cache son visage sous un capuchon,

Qui fait perler la pluie sur les toits des chaumières
Eclairées par des feux aux si doux reflets verts.

Celui qui fait siffler le vent blanc dans le noir
Faisant voleter ainsi les feuilles mortes le soir.

A l'heure où tant de tristes c½urs
S'en vont souillés et puis se meurent,

Il accourt, grand et fier
Tout en vent et en pierres.

Atroce meurtrier de ces divins étés
Il enivre les corps par sa liqueur glacée.

Les terres et océans, du blanc cassé sont ivres.
Et le grand ours roi du sommeil s'enivre.

Quand s'étend doucement la petite ombre claire
De cet intrus masqué, de l'abhorré hiver...




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# Posté le vendredi 27 février 2009 15:46

[Everytime the rain comes down I close my eyes and listen I can hear the lonesome sound Of the sky as it cries Listen to the rain Here it comes again Hear it in the rain Feel the touch of tears that fall They won't fall forever In the way the day will flow All things come, all things go... Enya]

[Everytime the rain comes down I close my eyes and listen I can hear the lonesome sound Of the sky as it cries Listen to the rain Here it comes again Hear it in the rain Feel the touch of tears that fall They won't fall forever In the way the day will flow All things come, all things go...    Enya]
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Parce que quelques fois je me dis que j'aimerais bien vivre dans les nuages... Ou même ailleurs, sous un arbre au fin fond d'une forêt à respirer le vert du sol et les couleurs de l'automne, sous les bleus océans parmi les poissons colorés, dans une clairière remplie de pâquerettes, ou au beau milieu d'une rose rouge... Ailleurs, où le temps est autre, où il n'y a pas de frontière, uniquement l'aube et ses couleurs rosées... Où rien ne compte que de se laisser bercer tendrement par un rêve, doux et chaleureux. Où l'on peut passer des heures à imprégner le papier par l'encre des poèmes ou des récits divers. Où les peintures sont celles qui font aimer les c½urs...
Parce que le monde actuel me parait fade, triste et banal. Que j'ai besoin d'une pause, d'un air nouveau qui soit beau, frais et accueillant. Parce que les rêves ne sont finalement que des songes usés et ternis, qu'ils manquent de couleurs et de musique... Que mes yeux ne distinguent plus que des nuances froides, aussi froides que le marbre glacé sur la peau.
Où sont les feux brillants rougissant le regard? Et les sangs palpitants qui vont vibrer les c½urs, tout emplis de noir et tout emplis de rien. Les vents assourdissants qui font trembler les sens ?
Le gouffre les appelle, incessamment, inlassablement... Tel une mélodie au rythme déchirant, murmurée avec l'aube et le soleil levant...

Besoin de laisser au rêve sa part de réalité...










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# Posté le mardi 21 octobre 2008 15:36

[Nous vois-tu, revenant par les noires allées, Tous deux, donner des pleurs aux choses envolées Que l'oubli dédaigneux couvre de flots dormants, Ou dans le vieux manoir, au fond des parcs superbes, Pousser de l'éperon parmi les hautes herbesLes pas précipités de nos chevaux fumants ?...Theodore de Banville]

[Nous vois-tu, revenant par les noires allées, Tous deux, donner des pleurs aux choses envolées Que l'oubli dédaigneux couvre de flots dormants, Ou dans le vieux manoir, au fond des parcs superbes, Pousser de l'éperon parmi les hautes herbesLes pas précipités de nos chevaux fumants ?...Theodore de Banville]
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" Que Le Violon Qui Ecrit La Partition Du C½ur s'Enflamme Au Delà Des Blanches Et Des Croches, Et Que Chaque Note Soit Un Feu Dont Les Braises s'Eternisent Jusque Qu'au Fond Des Yeux... "















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# Posté le dimanche 14 septembre 2008 09:06